Les débuts…

4 October 2017
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4 October 2017 alex

Les débuts…

(Crédit photo : Roselyne Guérineau / “L’objet de sa mère” 2000)

Le plus souvent, vous me demandez comment j’ai fait pour y arriver…

 

Mon parcours, mes rencontres, le matériel que j’ai pu utiliser, Hollywood, la création de ma société de production Les Films du Loup Blanc… Avec ce blog, je vous propose de partager mon expérience à travers mes réussites et mes échecs et doutes. A mes yeux, chaque film, qu’il soit court ou long, est une nouvelle aventure qui nécessite de nouveaux défis à relever. Si vous me demandez est-ce que je vis de ma passion alors la réponse est oui, mais le plus important  c’est que ma passion me fait vivre (attention nuance !). J’ai eu l’immense chance d’avoir des parents toujours à l’écoute, des amis toujours présents… et si raconter des histoires me tient autant à cœur, c’est que je n’ai jamais oublié le « Alex de 10 ans » qui avait un rêve : Celui de faire rêver les gens.

Aujourd’hui, je trouve que trop souvent les réalisateurs en herbes, veulent aller plus vite que la musique. Ils parlent de matériel avant de parler de scénario. Ils se démènent pour trouver LA caméra avant de trouver LE comédien. Avec l’ère du numérique, tourner un film est devenu relativement simple alors un conseil : Consacrez davantage votre temps à donner de l’âme à tout ça. Ce que je regrette le plus lorsque je rencontre de jeunes passionnés qui me posent tout un tas de questions, c’est que l’obsession pour une « belle image » prend généralement le pas sur une bonne et belle histoire. En ce qui me concerne, les belles histoires sont les parties de mon parcours que je préfère.

A l’été 1998, avec ma bande de copains du quartier Febvotte à Tours, nous étions tout excités car le jour J approchait à grand pas. Nous avions fait le repérage (le domicile familial), nous avions trouvé le décor extérieur (notre quartier) et nous avions une équipe (enfin, en fonction du bon vouloir des parents). Nous n’étions pas les Goonies, mais à quelque chose près, on n’en était pas loin. Nous tournions donc mon premier court métrage intitulé « Meurtre un soir de noël ». Avec le caméscope Sony HI8 de mon père, le déguisement de père noël de mon grand père, un trépied photo sans rotule ni tête fluide et quelques lampes de bureaux en guise de projecteurs, le quartier était devenu notre petit Hollywood. Mon premier Action… et une double casquette. J’étais à la fois le réalisateur et l’un des acteurs du film. L’idée de jouer et de mettre en scène m’excitait autant l’une que l’autre. Le CD du film Halloween de J.Carpenter à fond sur la sono familiale du salon, caméra à l’épaule, les prises s’enchaînaient et le faux sang coulait à flot. Mes parents m’avaient donné une « précieuse » cassette pour faire notre film, qu’on voyait déjà sortir en salles interdit aux moins de 13 ans. Ce court métrage traine à ce jour sur une vieille VHS et c’est toujours un instant magique de le regarder car il marque une époque. Celle où je devais prendre deux magnétoscopes pour faire du montage (avec la « neige » entre chaque plan), l’époque où je faisais mes génériques de fin, en filmant des feuilles A4 sur lesquelles il y avait nos noms écrits au feutre indélébile et l’époque où Hollywood était tout simplement inaccessible. A écrire tout ça, j’ai l’impression d’avoir des cheveux blancs qui poussent de partout. Mais le plus magique, c’est tous les souvenirs et anecdotes qui s’y raccrochent. Toutes les difficultés rencontrées, les films qu’on commence et qui ne sortent finalement jamais en salles car après tout on n’a qu’une dizaine d’années.

Vous êtes nombreux à me demander la « clé » d’un bon film. Personnellement, je suis intimement convaincu qu’un bon film c’est évidemment une bonne histoire, mais que c’est avant tout une belle histoire. Les dernières marches, qui a remporté 5 prix à Lyon, 3 prix et 2 nominations à la grande finale Filmapalooza d’Hollywood en est un parfait exemple. (J’y reviendrai plus tard…). Depuis mon plus jeune âge, les films qui ont marqué mon parcours ne sont pas les plus réussis, ni ceux qui ont reçu le plus de prix. Alors à la question « comment fait-on un bon film », je vous réponds : Avec une bonne histoire (un scénario) et surtout une belle histoire (une équipe, des risques, des efforts, des sourires, des câlins, de la sincérité). Bref, pour votre/vos premiers courts métrages, ne chercher pas à décrocher la lune, essayer juste de comprendre ce qui vous attire dans tout ça, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Vous en sortirez beaucoup plus riche…

 

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